Antide Boyer
École élémentaire
Aubagne
 

Un pompier à l’école

mercredi 18 octobre 2017, par Sandra Augé

La papa de Lilou, pompier, a accepté de venir en classe parler de son métier et répondre aux questions des élèves.

Une photo de groupe !

- Comment devient-on pompier ?

Il y a deux sortes de pompiers : les pompiers de métier et les pompiers volontaires. Les pompiers volontaires sont des personnes qui ont un autre métier (enseignant, employé...) et qui donnent de leur temps à la caserne en fonction de leur emploi du temps ( de jour ou de nuit ). Ils doivent assurer un nombre minimum de jours d’activité par an . Les pompiers de métier ont reçu une formation en école et ont réussi un concours. En France, il y a 200 000 pompiers volontaires et 18 000 pompiers de métier.

- Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Lorsque j’étais petit, mon oncle, pompier, me faisait souvent essayer son casque. Ca m’a donné envie de devenir pompier à mon tour. Je suis devenu Sapeur Pompier Volontaire, puis j’ai réussi le concours d’entrée et je suis devenu pompier de métier.

- Quel équipement avez-vous ?

La tête est protégée par une cagoule (qui protège du feu), un casque F2 avec un visière qui protège les yeux et la peau.
La veste de cuir a été remplacée par une veste de feu, plus efficace, mais comme on ne ressent plus la chaleur on a tendance à rester trop longtemps au feu, ce qui est dangereux.
On a aussi un surpantalon, que l’on met pour intervenir sur les feux en ville ou en forêt.
On porte aussi un ceinturon réglable, des gants de cuir isolants et ignifugés.
On est aussi équipé d’une clé spéciale, la polycoise.

- Qui vous prévient qu’il y a un feu en cours ?

Des personnes peuvent appeler le 18 ou le 112 pour nous prévenir. En forêt, il y a des tours de vigie qui surveillent la région.
Enfin, lorsqu’il y a de grands risques d’incendie (on dit qu’il y a un risque très sévère d’incendie dans le département), les massifs basculent en zone noire, interdisant tout accès. Des avions et hélicoptères volent pour surveiller et intervenir.
Je vous rappelle que se promener dans un massif forestier déclaré zone noire (forte chaleur et vent violent) est passible de 135 EUR d’amende.

- Lorsque vous intervenez, comment savez-vous où vous devez aller ?

On a de grands livres de cartes quadrillées, très détaillées, pour nous repérer : les atlas DFCI ( Défense de la Forêt Contre les Incendies ). Ils existent aussi sous la forme d’une application pour smartphone.
Et c’est le CODIS, notre commandant, qui coordonne l’intervention, qui nous dit dans quelle zone de la carte intervenir.
Le CODIS a des outils perfectionnés donnant une vision globale de l’incendie (avions avec caméras, drones). C’est lui qui nous donne aussi l’ordre de partir si le feu menace de nous isoler ou si les canadairs vont intervenir.

- Que devez-vous faire lorsque les Canadairs interviennent ?

Lorsque les Canadairs interviennent, on doit rejoindre notre camion au plus vite, ou s’allonger dessous si on n’a pas le temps de rentrer à l’intérieur.
Lorsqu’un canadair largue son eau, les cailloux volent et peuvent parfois casser les vitres. L’eau peut aussi déplacer un camion de plusieurs centimètres.

-Quels sont les soutiens aériens dont vous disposez ?

Il y a d’abord les HBE (Hélicoptères Bombardiers d’Eau), qui interviennent rapidement et très près du feu. Ils n’embarquent pas beaucoup d’eau, et doivent se revitailler souvent dans des citernes.
Il y a ensuite les ABE (Avions Bombardiers d’Eau) : les Trackers, qui répandent du retardant, les Dashs qui peuvent emporter beaucoup de retardant. Et aussi les Canadairs, qui sont plus rapides à remplir car il peuvent écoper l’eau directement sur un lac, un étang ou même en mer si elle n’est pas trop agitée.

Un Canadair.

Un HBE.

Un Tracker.

- Comment fait-on pour éteindre un feu ?

On essaie d’abord de le maîtriser, c’est-à-dire de contrôler la direction dans laquelle il se dirige pour protéger les habitations. Ensuite, on l’empèche de progresser. Enfin, on l’éteint. On doit aussi venir sur les zones brûlées pour détremper le sol et empêcher la reprise du feu.
Lorsqu’il y a du vent, c’est très dangereux : le feu progresse plus vite, peut changer de direction de propagation avec le vent, et reprendre.


Nous remercions très chaleureusement le papa de Lilou d’avoir accepté de venir dans toutes les classes de l’école. Son intervention a passionné les enfants et cela nous a permis de mieux comprendre le travail des pompiers.

 
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